La Vendée

Le département de la Vendée (prononcé [vɑ̃.de]) est un département français traversé par la rivière éponyme, affluent de la Sèvre niortaise et situé dans la région des Pays de la Loire. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 85. Le département a pour préfecture La Roche-sur-Yon, une ville napoléonienne.
La Vendée constitue le Bas-Poitou historique.
 

Étymologie

Le nom de Vendée est issu du nom d’une rivière, dont la forme originelle devait être Vindeda « la blanche », dérivé du gaulois (celtique) uindos signifiant « blanc », voire « heureux »1.
On le retrouve fréquemment en toponymie (Vendœuvres, Vendeuil, etc.) et dans le nom vandoise (anciennement vendoise), issu de vindesiā2.

Histoire

 
Le territoire de la Vendée était probablement occupé dans l’Antiquité par le peuple gaulois des Ambilatres ou Ambiliates qui faisait partie de la confédération armoricaine qui combattit Jules César. Il fut rattaché au territoire des Pictons par Auguste vers 16 av. J.-C.
Ce territoire est la partie ouest du Poitou (Bas-Poitou) depuis 2000 ans (« Poitou Maritime », une partie du Bas-Poitou). Richelieu, évêque de Luçon évoque l’évêché « le plus crotté de France ». Le Bas-Poitou se trouve au cœur des conflits des guerres de religion aux XVIe siècle et XVIIe siècles en raison d’une forte présence protestante dans la moitié Est du département. Une forte répression contraint les protestants à la conversion ou l’exil. Cette influence a souvent été sous-estimée par la suite. La carte de la Vendée contre-révolutionnaire catholique recouvre en partie celle du Bas-Poitou huguenot3.
Le département a été créé au début de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province du Poitou (Bas-Poitou), de l’Île de Noirmoutier et de 16 communes des Marches Bretagne-Poitou (et de l’évêché de Nantes moins la paroisse poitevine de Remouillé, rattachée au tout nouveau département de la Loire-Inférieure).
Son chef-lieu fut d’abord fixé à Fontenay-le-Comte.
 
La Vendée est célèbre dans l’Histoire de France pour les Guerres de Vendée durant la Révolution. Elle vit en effet s’affronter paysans insurgés (les Blancs) et armées révolutionnaires (les Bleus) pendant plusieurs années, en un conflit qui fut la cause de centaines de milliers de morts et qui marqua durablement l’imaginaire vendéen. Il faut toutefois dissocier pour partie le territoire de la (Vendée militaire) qui s’étend dans les bocages (cf. Massif armoricain) du Sud de la Loire (Sud de la Bretagne, Sud de l’Anjou et un grand quart Nord-Ouest du Poitou avec Cholet pour épicentre), du département de la Vendée basé et conçu à partir du Bas-Poitou. Il faut aussi dissocier les Vendéens des Chouans, la Chouannerie étant au Nord de la Loire.

La ville de Napoléon

Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l’an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, dispose le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d’un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d’une vaste place civique.
Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s’y rend et devant les travaux dira : « J’ai répandu l’or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l’intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).
Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l’Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.
La ville s’est développée petit à petit, jusqu’à atteindre les limites du territoire de la commune.
Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :

  • La Roche-sur-Yon (avant le 28 août 1804)
  • Napoléon (pendant le Premier Empire)
  • La Roche-sur-Yon (une quinzaine de jours en 1814)
  • Bourbon-Vendée (pendant la Restauration d’avril 1814 à avril 1815)
  • Napoléon (d’avril à juin 1815 Cent-Jours)
  • Bourbon-Vendée (de juin 1815 à 1848 Seconde Restauration)
  • Napoléon (de 1848 à 1852 Deuxième République)
  • Napoléon-Vendée (pendant le Second Empire)
  • La Roche-sur-Yon (depuis 1870)4.

La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

Bicentenaire

La ville a célébré tout au long de l’année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le 5 prairial an XII, soit le 25 mai 1804. La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d’une grande place centrale.
La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou.
Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne.
Une Fédération des cités napoléoniennes d’Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.
Le passé légendaire de la Vendée est interprété chaque été au Puy du Fou.
L’Historial de la Vendée, musée situé aux Lucs-sur-Boulogne, bourg qui fut dévasté par les colonnes infernales du général Turreau sous la Terreur, a ouvert en juin 2006 et retrace l’Histoire de la Vendée de la Préhistoire à nos jours et accueille des expositions temporaires. Sur le même site, le Mémorial de la Vendée rend hommage aux victimes des Guerres de Vendée.

Géographie

 
La Vendée fait partie de la région administrative des Pays de la Loire.
Elle est limitrophe des départements de la Loire-Atlantique au nord, de Maine-et-Loire au nord-est, des Deux-Sèvres à l’est et de la Charente-Maritime au sud. Elle est bordée par l’océan Atlantique à l’ouest.
La Vendée est un département moyennement peuplé (94 hab./km²) mais avec une croissance démographique soutenue depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Département multipolarisé, la Vendée possède de nombreuses villes dont La Roche-sur-Yon au centre (52 664 hab.) mais compte près de (116 000 hab.) dans l’aire urbaine en 2010. Tout le reste du territoire est maillé de villes d’influence: Les Sables-d’Olonne (14 603 hab.) mais (48 036 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Fontenay-le-Comte (14 339 hab.) mais (27 775 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Saint-hilaire-de-Riez(10 488 hab.) mais (27 282 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Challans (18 686 hab.) mais (25 544 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Les Herbiers (15 229 hab.) mais (17 681 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Montaigu (5 050 hab.) mais (13 162 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Saint-Jean-de-Monts (8 192 hab.) mais (12 225 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Luçon (9 636 hab.) mais (11 791 hab.) dans l’aire urbaine en 2010, Chantonnay {(8 248 hab.) en 2010, Aizenay {(8 107 hab.) en 2010, Le Poiré-sur-Vie ({(7 837 hab.) en 2010… Également, en 2010, le département comptait 08 communes dépassant 10 000 habitants, 19 communes dépassant 5 000 habitants et 89 communes dépassant 2 000 habitants. Enfin, la répartition des populations n’est pas égale sur tout le territoire. Les villes du sud-est du département sont moins dynamiques démographiquement alors que les villes du nord et du littoral observent une forte croissance de leur population.

Climat

 

Article détaillé : Climat de la Vendée.

 
Durant la décennie 1993/2002, la durée annuelle d’ensoleillement est d’environ 1 700 heures pour La Roche-sur-Yon et monte à 2 000 heures sur les côtes des Sables d’Olonne. C’est pour cela aussi que la côte vendéenne est surnommée « la côte de lumière » du fait de son fort ensoleillement comparable à celui des Landes et de la côte basque.
 
La Vendée est l’un des départements les plus ensoleillés de France au niveau de l’énergie reçue avec 1268 kWh par m² et par an [2].
 
Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l’ensoleillement et depuis 1984 pour les records) à la station « La Roche-sur-Yon – Les Ajoncs ».
 
Source : Météo-France [3] et lameteo.org [4] Les records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7 °C le 9 août 2003 durant la canicule européenne de 2003 et de -15,4 °C le 10 février 1986. Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le 27 décembre 1999 , 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du 6 juillet 2001 et 70 mm sont tombés en 1 h le 31 mai 2008 à la Roche sur Yon. La Roche-sur-Yon connaît 143 jours avec faible ensoleillement et 57 jours avec fort ensoleillement.
 

Économie

 
La Vendée compte 211 312 personnes actives. Bien que la majorité travaillent dans le secteur tertiaire, l’agriculture représente encore une part importante de l’économie.
 
Répartition des actifs en 1999 par secteur économique (source Insee) :
 

  • Secteur primaire (Agriculture) : 8,4 %
  • Secteur secondaire (Industrie et construction) : 33,1 %
  • Secteur tertiaire (Services et commerces) : 58,5 %

 
→ Taux de chômage (en 2005) : 7,2 % Montaigu : 3,9 % (Pays de la Loire : 8 % ; France : 9,9 %)
 
En 2004, le chiffre d’affaires des entreprises vendéennes a progressé de 7,9 % pour atteindre 23,857 milliards d’euros. Dans un même temps, les investissements des entreprises vendéennes ont augmenté de 8,2 %, atteignant 1 230 millions d’euros. (Source : Conseil général de la Vendée)
 

 
Le tourisme
 
La Vendée est le deuxième département français au niveau du nombre de places d’accueil (35 Millions de nuitées par an, tous hébergements confondus). Mais c’est surtout le littoral atlantique qui est le plus concerné par le tourisme (tourisme de type balnéaire). La Vendée compte en effet 250 km de côtes dont 140 de plages et le taux d’ensoleillement le plus important de la côte atlantique. Des villes comme Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts, Les Sables-d’Olonne ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie sont réputées pour leur dynamisme touristique. De même l’île de Noirmoutier et l’île d’Yeu peuvent décupler leur population l’été. À l’intérieur des terres, un tourisme rural s’est développé grâce à l’apparition de chambres d’hôtes. L’est de la Vendée, pourtant fortement enclavé, n’est pas en reste grâce au Grand Parc du Puy du Fou. Le tourisme est la première activité économique vendéenne, la Vendée attirant chaque année environ 3 millions de touristes, soit quatre fois sa population. Ces chiffres font de ce département le deuxième département français de destination.
 
L’agroalimentaire
 
La Vendée est un département rural où l’agriculture occupe une place importante (notamment l’élevage ex: Poulet de Challans etc… et l’aviculture). C’est pourquoi de nombreuses entreprises agroalimentaires ont vu le jour dans le département. Certaines ont tiré parti de traditions culinaires locales, comme la brioche vendéenne ou gâche, pour ensuite étendre leur gamme de produits. On remarquera notamment la forte implantation de Fleury Michon, d’Arrivé, Sodebo et les jambons de Vendée. Les principales spécialités vendéennes sont : la mogette, la bonnotte (pomme de terre de Noirmoutier), la brioche et la gâche Vendéenne, le préfou, la trouspinette (apéritif de Vendée) et enfin les fruits de mer. Le Vendée Cola est créé en 2008.
 

 
La pêche
 
La Vendée compte plusieurs grands ports de pêche, le premier étant celui des Sables-d’Olonne qui se classe au 6e rang des ports de pêche français. Autre port important, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est le premier port de pêche de France pour la sardine. De même la tradition de la pêche est fortement implantée à l’Ile d’Yeu. N’oublions pas également le rôle croissant de la pisciculture et de l’ostréiculture (huître de Vendée-Atlantique de Noirmoutier à Bouin). Le secteur de la pêche génère en Vendée plus de 4 000 emplois à terre et 1 400 emplois en mer.
 
L’industrie de la plaisance
 
La Vendée est le département d’origine de l’entreprise Bénéteau S.A. qui est le premier constructeur mondial de bateaux de plaisance. Son siège social se situe à Saint-Gilles-Croix-de-Vie mais de nombreuses usines sont réparties en Vendée. Il a notamment repris dans les années 1990 son principal concurrent, Jeanneau, situé aux Herbiers. Le département s’est également servi de la course de voile du Vendée Globe comme vitrine, plusieurs entreprises vendéennes ayant sponsorisé des participants. D’autre part, la Solitaire du Figaro, équipée de voiliers Bénéteau, fait régulièrement étape dans les ports vendéens.
 
Autres industries
 
Autrefois sources importantes d’emplois pour les ruraux du département au XXe siècle, les industries du textile et de l’habillement ont été laminées par la concurrence internationale mais il reste encore des entreprises en activité. Il faut également noter la présence d’une usine Michelin à la Roche-sur-Yon.
 
On trouve le fabricant d’électroménager Esswein (spécialisé dans la fabrication de lave-vaisselle), le leader français du matériel thermique et aéraulique Atlantic, le fabricant national de modules préfabriqués Yves Cougneau, le groupe Bénéteau (Jeanneau, Bénéteau, mobil-home o’Hara et IRM), Akena (premier fabricant national de vérandas dont le siège est à la Roche-sur-Yon), Concept Alu (fabricant de fenêtres et vérandas sur les pays de la Loire et la Bretagne), le Groupe Liébot (K-Line et Ouest Alu) leader national dans la fabrication de façades et de fenêtres aluminium et Samro (leader français et top 10 européen, constructeur de remorques et semi-remorques).
 
Le dynamisme économique
 
L’autoroute A83 Nantes – Niort qui passe à proximité de Montaigu, La Roche-sur-Yon, Fontenay-le-comte (rejoint l’autoroute A10 Bordeaux, Toulouse vers le sud ou bien Poitiers, Tours et Paris vers le nord) autoroute A87 qui relie les Sables-d’Olonne à Angers qui passe à proximité de La Roche-sur-Yon et Les Herbiers (ouverte en 2005 puis l’autoroute A11 vers Le Mans et Paris ou A85 vers Tours, Vierzon, Clermont-Ferrand etc…). Le projet (en phase d’appel à concession) de l’autoroute A831 Fontenay-le-Comte – Rochefort prévut pour désenclaver La Rochelle et rejoindre l’autoroute A837.
 
Les nombreuses voies express où la vitesse est limitée à 110 km/h :
 

  • La Roche – Montaigu puis L’A83 vers Nantes.
  • La Roche – Aizenay et dans les prochaines années Challans.
  • La Roche – Bournezeau qui rejoint L’A83 vers Niort et L’A87 vers Angers.
  • Challans – limite de la Loire-Atlantique vers Nantes.
  • Challans – les Sables-d’Olonne – Luçon en projet

 
L’amélioration des routes (doublement des voies de circulation) dans le nord-ouest vendéen (axe Challans-Nantes, Challans-La Roche, …) est également prévue d’ici 2010 à 2015 afin de faciliter le développement économique et touristique du département. La proximité avec Nantes, grande métropole française, constitue dans ce contexte un sérieux atout.
 
De plus, la Vendée est devenue en 2005 le premier département français entièrement couvert par l’internet à haut-débit afin d’attirer des entreprises du tertiaire, domaine où la Vendée était en retard. Enfin, le département possède deux vitrines publicitaires : le Puy du Fou et le Vendée Globe Challenge qui lui permettent d’être régulièrement médiatisé. On notera enfin que le Tour de France passe régulièrement dans le département (la Vendée a accueilli trois départs du Tour entre 1990 et 2005). Il l’accueillera aussi en 20115.
 

Démographie

 

Article détaillé : Démographie de la Vendée.

 
Les habitants de la Vendée sont les Vendéens. On les surnomme souvent les « Ventres à Choux » :
 
Certains expliquent ce surnom par de prétendues anecdotes rapportées des guerres de Vendée. À cette époque, lorsque les Vendéens en embuscade apercevaient un groupe de soldats républicains, le cri de « Ventre à choux » faisait coucher les combattants dans les sillons de choux qui les dissimulaient jusqu’au moment de l’attaque.
 
D’autres assurent que les troupes républicaines ont été fort surprises en s’emparant des bébés vendéens pour les exterminer de constater qu’ils avaient sur le ventre une sorte de pansement constituée de feuilles de choux. Les feuilles de choux étaient utilisées par les mères pour la cicatrisation du nombril. Le chou est astringent.
 
On peut aussi y voir une expression de dédain (« l’identité du citadin nantais s’élabore entre autres en regard du « ventre-à-choux » vendéen, du campagnard ») envers une population rurale ayant l’habitude de consommer le chou à une époque où ce végétal était destiné essentiellement aux bétails.
 
Une explication plus plausible6: Au début du XXe siècle, beaucoup de vendéens du bocage émigrèrent vers la Charente. Les fermes de Charente manquaient en effet de main d’œuvre. Les vendéens apportaient avec eux leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux « choux fourrager », dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins. Les Charentais supputèrent que ce devait être là une de leurs principales sources d’alimentation… « des ventres à choux, ces gens-là ».

Gastronomie

 
Côté Atlantique : des huîtres Vendée-Atlantique, des moules de bouchot de L’Aiguillon-sur-Mer ; des sardines de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ou encore des crevettes, anchois, bar, sole, maquereau, etc. Quelques plats mijotés sont typiques de la région comme le ragoût de Margates (encornet de seiches).
 
À consommer froid ou poêlé, le foie gras, dont la Vendée est le troisième département producteur français avec 13 % de la production nationale en 20118 (derrière les Landes et les Pyrénées-Atlantiques mais devant le Gers). En plat de résistance, un plat typique, le « jambon-mogette » : des haricots blancs à déguster avec une tranche de jambon de Vendée, saisi à la poêle. On peut aussi citer le magret de canard de Challans, servi avec des bonnottes de Noirmoutier, une variété de pommes de terre. De même, le poulet noir et le chapon de Challans sont tous deux réputés pour leur chair fine. Pour les vins, il existe ceux de Vix, du pays de Brem, Mareuil et de Pissotte. On peut aussi citer la brioche vendéenne, les caillebottes (lait caillé) ou le Préfou, un pain baguette garni de beurre aillé, servi chaud à l’apéritif de préférence. Également célèbre, la gâche vendéenne, traditionnellement fabriquée à Pâques, ressemble à de la brioche mais plus compacte. Le Gâteau Minute du Marais Poitevin s’apparente au quatre-quarts, mais plus léger et de longue conservation, donc prêt à servir à la minute.
 

Langue

 
La langue est le poitevin ou patois vendéen ou encore parlange dont le premier dictionnaire est celui de Charles Mourain de Sourdeval publié en 1847. Le parlange est encore vivace, surtout dans les campagnes. Cependant, de nos jours il se limite surtout à de simple expressions et est souvent dérivé du français courant.

Politique

 
La Vendée est l’un des départements les plus à droite de France. Philippe de Villiers a présidé le conseil général de 1988 à novembre 2010. Aujourd’hui, le sénateur vendéen Bruno Retailleau est à la tête du département depuis le 2 décembre 2010. Cependant, Philippe de Villiers est toujours parlementaire européen, et président du Mouvement pour la France. Il a soutenu un grand nombre d’initiatives locales en Vendée, dont notamment la création du Puy du Fou et la participation du conseil général au Vendée Globe, ainsi que le désenclavement routier.
 
L’ancien maire de La Roche-sur-Yon, Jacques Auxiette, membre du Parti socialiste est devenu président du Conseil régional des Pays de la Loire. Actuellement, le maire de La Roche-sur-Yon est Pierre Regnault, également socialiste.
 
En Vendée, le clivage gauche-droite s’enracine dans l’histoire : lors des guerres de Vendée, la plaine et le marais poitevin étaient bien plus favorables à la Convention que le Bocage. La transformation de La Roche-sur-Yon en ville-préfecture par Napoléon Ier a nécessité l’installation de personnes venues de l’extérieur du département, probablement plus favorables aux idées de la Révolution. Il subsiste toujours une rivalité entre les deux écoles (publique et privée) qui surprend et étonne les nouveaux arrivants non-vendéens (à noter que les écoles privées représentaient plus de 50 % des élèves vendéens jusqu’en 2012/2013. Les dernières statistiques donnent l’école publique majoritaire pour l’année 2013/2014).
 
 
 
 

Personnages célèbres

 

 

 

 

Personnalités politiques, militaires

 

  • Georges Benjamin Clemenceau, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée, mort le 24 novembre 1929 à Paris, journaliste et homme politique français dit « Le Tigre ». Il est enterré à Mouchamps en Vendée (au lieu-dit Le Colombier).
  • Philippe de Villiers homme politique et président du conseil général de Vendée de 1988 à 2010.
  • Jean de Lattre de Tassigny, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée, mort le 11 janvier 1952 à Paris, militaire, maréchal de France.
  • Jean Marie Benjamin Merveilleux du Vignaux, vice-amiral (1920), né en 1865 au château de La Bijoire à Saint-Vincent-sur-Graon en Vendée, mort en 1930 au Champ-Saint-Père en Vendée.
  • Stéphane Piobetta, homme politique français (SFIO), écrivain et résistant, est né le 22 juillet 1913 à La Roche-sur-Yon, mort en mai 1944 à San Appolinare (Italie).
  • Michel Édouard Jean Crépeau avocat et homme politique français, député-maire de La Rochelle et plusieurs fois ministre, né le 30 octobre 1930 à Fontenay-le-Comte et mort le 30 mars 1999 à Paris.
  • Christophe de Margerie directeur général de Total, né le 6 août 1951 à Mareuil-sur-Lay-Dissais.
  • Elrick Irastorza général d’armée français et depuis le 2 juillet 2008 chef d’état-major de l’armée de terre, né le 29 septembre 1950 à Maillezais.

 

Personnalités religieuses

 

  • Amand de Maastricht, saint du Moyen Âge, évangélisateur dans les actuels Belgique, Pays-Bas et Allemagne.
  • Richelieu fut évêque de Luçon.
  • Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur de la congrégation des Filles de la Sagesse, des Pères Montfortains et des Frères de Saint Gabriel a vécu et est décédé à Saint-Laurent-sur-Sèvre.

 

Artistes

 

  • Benjamin Fillon, (1819-1882), érudit, numismate, archéologue, faussaire et historien de la Vendée.
  • Paul Baudry, peintre du Second Empire, décorateur de l’Opéra Garnier, d’une partie du Panthéon et du château de Chantilly, est né le 7 novembre 1828 à La Roche-sur-Yon.
  • Maurice Boitel, 1919-2007, artiste-peintre, a peint à l’île d’Yeu;
  • Pierre Bordage, auteur de science-fiction, est né le 29 janvier 1955 à La Réorthe
  • Charles Milcendeau, Peintre (1872-1919).
  • Clod’aria, poète née en 1916, vit à l’Orbrie
  • Raphaël Toussaint, peintre né le 25 avril 1937 à la Roche-sur-Yon.
  • Jean Yole, écrivain et homme politique, est né le 7 septembre 1878 à Soullans.
  • Pierre Menanteau, poète (1895-1992), né à Le Boupère et enterré à Péault.
  • Yves Viollier, écrivain, né en 1946, auteur de : Les saisons de Vendée, Jeanne la Polonaise, L’Orgueil de la tribu, Les Lilas de mer, La Flèche rouge.
  • Georges Simenon, vécut en Vendée durant la Seconde Guerre Mondiale, à Saint-Mesmin et à Fontenay-le-Comte.
  • Philippe Katerine, artiste, est né le 8 décembre 1968 à Chantonnay.
  • François Bégaudeau, écrivain, journaliste et acteur né en 1971 à Luçon.
  • Michel Ragon, écrivain, né à Marseille dans une famille vendéenne et installé en Vendée depuis.
  • Saint Preux, compositeur.
  • Arthur Guéniot, sculpteur né à Bournezeau (1866-1951)
  • Henry Simon, peintre (1910-1987)
  • André-Charles Nauleau, peintre (1908-1986)
  • Sébastien Bertrand (Musicien), musicien, est né à Beyrouth (Liban) le 23 janvier 1973 et a grandi à Saint-Jean-de-Monts.
  • Benjamin Rabier, (1864-1939) illustrateur et auteur de bandes-dessinées, né à La Roche-sur-Yon
  • Yannick Jaulin, conteur et acteur, né en Vendée en 1958.

 

Scientifiques

 

  • François Viète, mathématicien, né à Fontenay-le-Comte en 1540 et mort à Paris en 1603, inventa le calcul littéral en introduisant les lettres dans les équations. Un cratère de la Lune porte son nom.
  • Louis Chevalier, historien, démographe, professeur au Collège de France, né à L’Aiguillon-sur-Mer.
  • René-Antoine Ferchault de Réaumur, dont le manoir familial, qui subsiste à Réaumur, peut être visité.
  • Émile Girardeau, né à Luçon en 1882, pionnier de la radiodiffusion, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques.
  • Marcel Robin, né à Aizenay en 1924 et mort à Metz en 2010, sociologue.
  • François Rabelais
  • Jamy Gourmaud, né à Fontenay-le-Comte, auteur et animateur de l’émission télévisée C’est pas sorcier sur France 3 depuis septembre 1994.

 

Sportifs

 

  • Aymeric Jeanneau, né le 10 octobre 1978 à La Roche-sur-Yon, est un joueur de basket-ball, qui a débuté à Saint-Fulgent.
  • Thierry Béthys, né le 7 juillet 1971 à Challans, célèbre champion de motocross. Vainqueur à trois reprises de l’enduro du Touquet.
  • Ulrich Ramé a fait ses études à Challans.
  • Arnold Jeannesson, coureur cycliste professionnel vit à Challans
  • Félicia Ballanger, née le 12 juin 1971 à La Roche-sur-Yon, était une championne de cyclisme sur piste. Elle a gagné entre autres 3 titres olympiques et 10 titres mondiaux.
  • Maxime Bossis, né le 26 juin 1955 à Saint-André-Treize-Voies, était un footballeur international français. Il a fait la majeure partie de sa carrière au sein du FC Nantes et a eu une longue carrière en Équipe de France.
  • Jean-René Bernaudeau, né le 8 juillet 1956 a Saint-Maurice-le-Girard, ancien cycliste actuellement Directeur sportif de l’équipe Europcar.
  • Julien Pierre, rugbyman issue de Saint-Hilaire-de-Riez actuellement un des meilleurs 2e ligne du championnat de top 14.
  • Stéphane Traineau, né le 16 septembre 1966 à Cholet, originaire de Mortagne sur Sèvre, judoka, Ch de France, d’Europe et du Monde, double médaillé olympique
  • Christophe Lepelletier, Champion de France 2011 de Jet Ski (catégorie sport open), Challandais travaille chez Planète racing
  • Roland Berland, ancien cycliste double Champion de France sur route
  • Alexis Thébaux, né le 17 mars 1985 aux Sables-d’Olonne est un gardien de but du Stade brestois 29.
  • Angélique Girardeau, née le 9 mars 1985 est championne de course à pied (avec talon cassé) depuis 1996.

 

Divers

 
La Vendée est traversée par deux autoroutes ASF, l’A83 (dite « la Vendéenne ») et l’A87. Depuis décembre 2008, il est possible de se rendre aux Sables-d’Olonne et à la Roche-sur-Yon depuis Paris-Montparnasse grâce au TGV.
D’aprés Wikipedia