Madness

Madness

Madness (« folie » en anglais) est un groupe de musique britannique de la vague Two-Tone, créé en 1976. Originaire de Camden Town à Londres, il a fait connaître le ska au grand public au tout début des années 1980, avec d’autres groupes comme The Specials, The Selecter, Bad Manners ou The Beat. Madness est à l’origine du nutty sound, sorte de marque de fabrique du groupe.

 

Membres du groupe

  • Mike Barson : claviers
  • Chris Foreman : guitare
  • Lee Thompson : saxophone
  • Graham « Suggs » McPherson : chant
  • Mark Bedford : basse
  • Chas Smash : chant et trompette
  • Dan Woodgate : batterie

Historique

Madness en concert sur la grande scène de la Fête de l’Humanité le 11 septembre 2010

En 1976, Mike Barson (« Barso »), Chris « Chrissy Boy » Foreman, Lee « Kix » Thompson et Chas Smash (de son vrai nom Cathal Smith), forment un groupe de ska appelé « The Invaders ». En janvier 1979, après l’arrivée de Graham « Suggs » McPherson, Mark Bedford et Dan Woodgate, ils adopteront le nom de Madness, en hommage à une chanson de 1961 de Prince Buster : « Madness (is gladness) ».

Leur premier single est un autre hommage à Prince Buster, intitulé The Prince sur le label Two-Tone. Madness quitte ce label pour Stiff Records et enregistre une autre reprise de Prince Buster, un titre situé en face B du 45 tours « Al Capone » de l’artiste jamaïcain et intitulé One Step Beyond. En novembre 1979, le premier album de Madness, One Step Beyond…, est paru.

Madness, contrairement aux autres groupes Two-Tone comme The Selecter, The Beat ou The Specials, était composé exclusivement de musiciens blancs. Leur discours était par ailleurs moins politisé et c’est probablement pour ces raisons que des membres du National Front britannique — auxquels on assimilera d’ailleurs abusivement l’ensemble du mouvement skinhead — jetèrent leur dévolu sur Madness. L’affaire, abondamment relayée par la presse, sera à l’origine du titre Don’t quote me on that, sur le mini-album Work, Rest and Play.

Fin 1983, Mike Barson, qui regrette que le groupe s’oriente vers quelque chose de plus pop, quitte le groupe et part vivre en Hollande. C’est le début d’une période en demi-teinte pour le groupe, qui finit par se séparer en septembre 1986 après la sortie de Mad not Mad. L’album très pop, loin des sonorités enjouées des débuts, est au contraire assez nostalgique. Les critiques britanniques titrent « Mad not bad ». Il est vrai que l’on note beaucoup de maturité dans cet album tant au niveau des textes que de la musique.

En 1988, le groupe se reforme brièvement sous le nom The Madness, avec Chris Foreman, Lee Thompson, Chas Smash, et Suggs, auxquels viennent s’ajouter Jerry Dammers (ex Specials, claviers), Simon Phillips (batterie), Bruce Thomas (guitare basse), et Steve Nieve (claviers) (ces deux derniers formant, avec les batteur Pete Thomas, The Attractions, le groupe d’Elvis Costello). The Madness enregistrera deux singles (I pronounce you et What’s that?) ainsi qu’un album intitulé The Madness.

Suite à cela chacun continue son chemin sans le groupe : Mark Bedford travaille en qualité de designer graphique, Chas Smash travaille pour Go!record, Woody devient le batteur du groupe « Voice of the beehive ». Lee Thompson et Chris Foreman forment les « nutty boys » et sortent un album intitulé Crunch, qui deviendra le nom du groupe plus tard. Suggs tente une carrière solo avec un premier album en 1995 The Lone Ranger composé avec l’aide de Mike Barson.

En 1992, à l’occasion de la sortie de la compilation Divine Madness, le groupe se retrouve pour des concerts au Finsbury Park en 1992, 1994, 1996 et 1998, ainsi qu’à Londres et autres villes britanniques.

En 1999, le groupe complet (avec le retour de Mike Barson) sort un nouvel album : Wonderful. Un album de Pop britannique dans la veine pop des derniers disques du groupe[pas clair], il marque aussi le retour du Ska (avec une chanson « The communicator » écrite par Smith). On retrouve également sur ce disque Ian Dury (auteur de Sex & Drugs & Rock n’Roll mort entre temps) qui chante avec eux sur la chanson « Drip fed fred ».

En 2004, le groupe se renomme « The Dangermen » faisant de petites scènes londoniennes pour des reprises aux influences ska.

En 2006, en octobre, le groupe lance sa page sur Myspace ainsi que sa nouvelle composition Sorry, dont le single se classera dans le top 25 anglais. En même temps, c’est le retour confirmé de Chris Foreman qui avait pourtant quitté le groupe sur cette phrase « the petty time-consuming bollocks going on in the band ».

Depuis la sortie de l’album Dangermen Sessions en 2005 et le retour de Chris Foreman, le groupe travaille sur son nouvel album The liberty Of Norton Folgate. Ce concept album a pour thème Londres. Entre 2006 et 2008, 23 morceaux ont été enregistrés pour ce disque. Un premier single, « NW5 » s’est classé début 2008 dans le top 25 des charts anglais.

Produit au Toe rag par Clive langer et Liam Watson, The Liberty Of Norton Folgate sort en mai 2009.

Le 4 août 2012, le groupe participe au Jubilé de la Reine Our house et It Must Be Love.

Le 12 août 2012, le groupe participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres en interprétant Our house.

Le 12 août 2012, un nouveau titre Death of a Rude Boy est disponible en téléchargement via leur site.

Le groupe est à l’affiche du Countdown Concert 2014 à Dublin à Dame Street.